Archives

Anévrysmes intracrâniens rompus opérés au service de neurochirurgie du centre hospitalier de Soavinandriana

RESUME

But : Décrire la prise en charge hospitalière des hémorragies sous-arachnoïdiennes par rupture d’anévrysme intracrânien au centre hospitalier de Soavinandriana (CENHOSOA).

Matériel : Il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive menée du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019. Les paramètres épidémiologiques, cliniques, radiologiques, thérapeutiques et évolutifs des patients opérés ont été analysés.

Résultats : Vingt-et-un cas ont été colligés parmi 1242 patients hospitalisés, soit une fréquence de 1,69 %. L’âge moyen était de 54 ans avec une prédominance féminine (76,19 %). L’hypertension artérielle constituait le principal facteur de risque (47,62 %). Les céphalées brutales représentaient le principal motif de consultation (80,95 %). Selon la classification   de la World Federation of Neurosurgical Societies (WFNS), 42,86 % des patients étaient au grade I. Le grade III de Fisher était le plus fréquent (52,38 %). L’artère communicante antérieure constituait la localisation anévrysmale prédominante (42,86 %). Tous les patients ont bénéficié d’un clippage chirurgical et deux patients d’une dérivation ventriculaire externe.  La durée moyenne de l’intervention était de 260 minutes et la durée moyenne d’hospitalisation de 19 jours. L’évolution était favorable dans 66,67 % des cas. La mortalité était de 19,04 %.

Conclusion : L’hémorragie sous-arachnoïdienne anévrysmale demeure une pathologie grave. Le clippage chirurgical constitue la seule option thérapeutique disponible à Madagascar. L’amélioration du pronostic nécessite un diagnostic précoce et un renforcement du plateau technique neurovasculaire. Mots-clés : Anévrysme intracrânien ; Hémorragie sous-arachnoïdienne ; Clippage chirurgical ; Neurochirurgie ; Madagascar.